Avant de parler de Gears Of War 2, il se doit de faire un petit rappel sur le premier opus qui avait en 2006 était une véritable surprise, sortie des studios de Epic, à qui on doit déjà les très bons Unreal Tournament sur PC. Le Gears Of War premier du nom racontait l'histoire de Marcus Fenix emprisonné pour désobéissance dans l'armé. Alors que les hommes se battent pour trouver une source d'energie (le pétrole) une nouvelle race fait son apparition, les locustes. Une espéce de barbares sanguinaires sans lois qui s'urgissent des entrailles de nos terres. A court d'homme, Fenix est libéré pour defendre les terres des humains. C'est le début de l'histoire pour le joueur, il prend en main ce super soldat bodybuildé, à rendre vert de jalousie Stallone ou Schwarzenegger, pour défendre ses fréres d'armes mais aussi le restant de la population qui a survécu à l'invasion de ces monstres...
Au delà d'une histoire déjà vu à de multiples reprises, le jeu va surprendre par des graphismes vraiment hors du communs et qui révélaient enfin la vrai puissance de la console de Microsoft, mais aussi par une jouabilité innovante et une violence bien maitrisé bien que parfois limite avouons le. Le jeu va trouver aussi son public grâce notamment aux nombreuses options et possibiltés offerte pour le joueur (choix des nombreuses armes) mais aussi sur le jeu multi-joueurs en live (Xbox Live) grâce, là aussi, à une multitudes d'options et de modes de jeux. Le Gears Of War fera date dans l'histoire du jeu de tir subjectif (dit aussi jeu de tir à la troisième personne).
Lorqu'en 2007 l'équipe de Epic annonce que Gears Of War 2 est prêt et qu'il sortira courant 2008, tout le monde attend ce nouvel opus avec une immense impatience. Il faut dire que hormis Halo 3 et Call Of Duty 4, les joueurs de tirs sont un peu sevrés de jeux de qualités sur Xbox 360 (comme sur l'ensemble des supports d'ailleurs). A la rentrée 2008 sort donc le très attendu GOW 2, accueilli avec joie mais aussi avec fébrilité. En effet, il est rare de voir dans le monde du jeu vidéo, comme au cinéma, une suite vraiment réussi et digne du premier (voir la série des Halo).
Force est de constater que le premier sentiment en jouant à GOW 2, c'est la deception! Mais heureusement ce sentiment frustrant va vite s'estomper. En effet, lors de la première heure de jeu on se demande si on ne joue pas à Gears Of War 1.5, tellement le jeu a peu évolué tant graphiquement qu'au niveau de la jouabilité. Mais après quelques minutes suplémentaires passées sur le jeu, il faut bien avouer que ce sentiment de deception va definitivement s'evanouir. D'abord en se disant que finalement le premier opus, datant que de deux ans, avait déjà touché au sublime, alors pouvait on espérer mieu sur une console de même puissance, à vrai dire on n'en sait rien. Qu'importe le jeu prend rapidement une autre dimenssion...
La grosse difference par rapport au GOW premier du nom, c'est le scénario plus complet et qui se targue d'une vrai trame, bien que pour cela Epic c'est senti obligé de nous faire supporter une histoire d'amour qui sent la naphtaline. Enfin bref, hormis cela l'autre grosse différence dans l'histoire c'est que cette fois vous ne defendez plus mais contre attaquez! A bout de force l'armé decide de tout jeter dans la bataille en contre attaquant plutôt que de toujours defendre, et bizarrement cela change complétement l'aspect que l'on se fait de Fenix et de ses acolytes et le sentiment du joueur change en étant dans un autre registre par rapport au premier volet des GOW.
Mais sinon quoi de neuf à se mettre sous la dent? Une histoire plus longue, comptez quinze heures de jeu en mode normal un peu moins en recrue, des graphismes plus fins, des textures qui poussent la console au maximum (déjà?), des armes suplémentaires... et quelques petites autres choses, mais rien de vraiment transcendants à vrai dire. C'est une nouvelle fois le mode mulit-joueurs en ligne qui fait vraiment peau neuve avec des modes suplémentaires (très proche d'un Halo 3 ou d'un Call Of Duty 4), mais surtout un mode qui est vraiment delirant surtout à plusieurs! Le mode "horde" où il vous faudra neutraliser cinquante vagues de locustes, si les dix premieres sont simplissimes, les quarantes autres demanderont une parfaite organisation et cohésion d'équipe ce qui apporte vraiment dans ce jeu qui se veut être le plus souvent "chacun pour soi". A noter aussi une très bonne bande originale signée par Steve Jablonsky (Trasnformers, Steamboy, The Island...) qui laisse Hollywood le temps d'une bande sonore pour un jeu, prenant la reléve à l'excellent Kevin Riepel, auteur de la partition pour le premier volet et à qui on doit le déjà mythique théme principal du jeu.
En résumé ce jeu n'est pas en soi une véritable claque ni un jeu novateur, mais est ce que c'était son but premier? Je pense qu'il s'agissait plutôt de vouloir offrir aux gameurs un jeu "défouloir" proche du premier opus et qui pourra par la même faire découvrir cette license aux petits nouveaux qui n'ont pas touché au premier volet. Un excellent jeu... mais rien de plus! Une suite réussi avec l'effet de surprise en moins. A avoir tout de même!
Note personnelle Gears Of War: 8,5/10
Note personnelle Gears Of War 2: 7,5/10